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Pour un tarif unique dans les crèches

4 octobre 2007 par Andréa Arn

Les tarifs de la ville de Lausanne et de nombreuses garderies privées subventionnées se basent sur un “revenu déterminant” qui comprend les salaires et les autres revenus des parents.
Ces tarifs augmentent en fonction du “revenu déterminant”, si bien que les parents à hauts revenus payent davantage pour la garde de leurs enfants. Comme l’impôt est progressif en Suisse, ces mêmes parents ont déjà contribué dans une large mesure au financement de ces structures d’accueil par le paiement de leurs impôts.
Ils passent donc deux fois à la caisse: une première fois, lorsqu’ils financent la structure d’accueil par le biais de leurs impôts ; une seconde fois, lorsque ayant recours à la structure - qu’ils ont financée en majeure partie – ils doivent s’acquitter d’un tarif plus élevé.
C’est évidemment injuste. Qui aurait l’idée de demander une copie de la feuille d’impôts pour fixer le prix d’un litre d’eau, d’un passeport ou d’une vignette autoroutière?

Andrea Arn, candidate libérale au Conseil national

3 réponses à “Pour un tarif unique dans les crèches”

  1. Neyroud Maurice :

    Chère Madame,
    Avant de lancer des idées électoralistes, pouvez-vous me dire quel est le coût total d’une journée de crêche, locaux et main-d’oeuvre comprise, et quel pourcentage de ce coût les familles à revenus élevés paient, 50, 100 ou 150%?
    Quel est, à votre avis le pourcentage que ces familles devraient payer?
    Je me réjouis de votre réponse.

  2. H.Luzius.Senti :

    Madame,
    vous êtes la première candidate à qui je réponds ! Votre position est claire, expliquée en mots compréhensibles pour tout le monde, sans bla-bla. Et, votre position est juste et libérale, ce qu’on ne peut pas dire de tous les candidates et candidats libéreale/s, malheureusemant. Vous aurez mon vote.
    H.Luzius Senti, Givrins

  3. Andrea Arn :

    Cher Monsieur,
    je pars sur 50. Nous étudions actuellement la mise en place d’une crèche dans notre région. Le prix de revient d’une place sera de Fr. 30′000.- par année environ, donc de Fr. 2′500.- par mois et par enfant (à plein temps). Si j’admets que la Confédération paie 2%, la Fondation 18%, les membres du réseau (entreprises et communes) 40%, il resterait 40% à payer par les parents, donc Fr. 1′000.- par place à plein temps. Pour les familles dont les deux parents travaillent, ce montant devrait être entièrement déductible, car il est à considérer comme frais d’acquisition du revenu. Cette déduction fiscale, et les éventuels subsides qui la suivent, compenseraient la différence de prix par rapport au prix actuel que les familles plus modestes payent aujourd’hui.
    Andrea Arn

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