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Financement des campagnes électorales : entre « omertà» et transparence…

28 septembre 2007 par Gil Reichen

Le récent débat au Conseil national sur le financement des partis a remis la lumière sur cette délicate question. Il a également permis à quelques journalistes de pointer un doigt réprobateur sur les partis de droite et l’UDC en particulier, renforçant encore son statut « d’animal à poil frisé de couleur sombre » du paysage politique suisse.
Au-delà des fantasmes d’une gauche fouineuse prônant une nouvelle fois et sans surprise son obsession de transparence et l’intervention de l’Etat, il faut admettre que le sujet interpelle et mérite réflexion, tant les écarts de moyens entre partis et même entre candidats d’un même parti sont manifestes. De mon point de vue, les questions, de niveaux différents, sont notamment : L’influence réelle du matraquage médiatique sur la formation de l’opinion est-elle mesurable ? Qu’apporterait la connaissance de l’origine des financements ? Faut-il plafonner les budgets de campagnes ? L’indépendance des parlementaires peut-elle être garantie, en fonction de l’origine, déclarée ou non, de leurs soutiens financiers ?
Pour un libéral clamant à tous vents « Donnons des ailes à la liberté », difficile d’imaginer un cadre législatif et réglementaire de plus ! Mais nous nous engageons aussi, en matière législative, pour l’allègement des contrôles soupçonneux, en se concentrant sur la lutte contre les abus. Je crois donc utile de réfléchir à un système simple de plafonnement des dépenses de campagne, dans un souci d’égalité des chances, plutôt que de chercher, de manière presque obsessionnelle, à savoir qui donne combien, ou pire encore, d’empêcher les gens d’utiliser leur argent librement.
La révélation des budgets de campagne des partis aurait le mérite de révéler quelques écarts entre l’imaginaire collectif et la réalité ; je pense en particulier au parti libéral, dit souvent « parti des millionnaires », qui doit avoir un des plus faibles budgets de cette campagne fédérale! On pourrait bien, par contre, avoir quelques intéressantes surprises du côté de la gauche et des verts…

Gil Reichen, candidat libéral au Conseil national

Une réponse à “Financement des campagnes électorales : entre « omertà» et transparence…”

  1. Dupuis :

    Bonjour

    Excellente idée
    Je pense que l’on serait bien inspiré de le faire rapidement avec communiqué de presse.
    1) nous n’avons rien à cacher
    2) la valeur de nos classeurs deviendrait mois importante donc on n’aurait plus de vol …..
    3) ça couperait l’herbe sous les pieds à la gauche qui serait obligée d’en faire autant.

    le montant des campagnes privées ne rentre pas en considération.

    Meilleures salutations
    JM Dupuis

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