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Formation, recherche, innovation : pour une politique globale et cohérente

11 septembre 2007 par Jean-Marc Rapp

Comme l’attestent les « rankings » internationaux des Universités, la Suisse est toujours dans le peloton de tête en matière de recherche et d’éducation supérieure. Fruit des efforts considérables faits par le pays pendant longtemps, cette position est cependant fragile. En effet, depuis les années 1990, la Suisse a beaucoup moins investi dans ce domaine que ses concurrents significatifs, laissant en particulier les moyens réels affectés à la formation des étudiants baisser considérablement : de 1990 à 2000, le nombre des étudiants dans les universités et EPF a augmenté de 12% alors que dans le même temps le financement public a reculé de 17% (Les grands défis des Universités suisse, in http://www.bolognareform.ch/franz/Aktuell/).

Une politique globale et cohérente devrait notamment s’articuler autour des mesures et principes suivants :

-  une loi-cadre commune aux divers types d’institutions (Universités et EPF, HES, HEP), respectant leur autonomie et leur diversité tout en encourageant clairement leur collaboration pour améliorer l’attractivité de la place scientifique suisse.

-   une harmonisation et un renforcement des aides aux études (bourses, voire prêts gratuits), dont la gestion devrait être confiée par mandat de prestation à un organe géré collectivement par les établissements d’enseignement supérieur . Ceux-ci sont en effet les mieux placés pour suivre le parcours des étudiants, soutenir et accompagner leur mobilité.

-   une augmentation réelle, durable et prévisible des moyens financiers, distribués de façon à éviter tout effet pervers ou de distorsion, et échappant aux coups de freins ou reculs dévastateurs.

-   un réaménagement d’autres secteurs de la politique fédérale par souci de cohérence : pourquoi la TVA frappe-t-elle toujours nombre d’échanges de prestations entre Universités, compromettant ainsi leur collaboration par de l’impôt (la TVA) payé par de l’impôt (le budget de l’Université), ce qui est un comble ? pourquoi la Suisse oblige-t-elle nombre de diplômés étrangers, qu’elle a formés à grands frais, à quitter le pays sans leur laisser une chance d’y contribuer à sa prospérité ?

En un mot comme en cent, la « place scientifique suisse » mérite autant d’attention et d’approche systématique que la place financière suisse, à laquelle elle contribue d’ailleurs beaucoup !

Jean-Marc Rapp, candidat libéral au Conseil national

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