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Archive pour septembre 2007

Financement des campagnes électorales : entre « omertà» et transparence…

Vendredi 28 septembre 2007

Le récent débat au Conseil national sur le financement des partis a remis la lumière sur cette délicate question. Il a également permis à quelques journalistes de pointer un doigt réprobateur sur les partis de droite et l’UDC en particulier, renforçant encore son statut « d’animal à poil frisé de couleur sombre » du paysage politique suisse.
Au-delà des fantasmes d’une gauche fouineuse prônant une nouvelle fois et sans surprise son obsession de transparence et l’intervention de l’Etat, il faut admettre que le sujet interpelle et mérite réflexion, tant les écarts de moyens entre partis et même entre candidats d’un même parti sont manifestes. De mon point de vue, les questions, de niveaux différents, sont notamment : L’influence réelle du matraquage médiatique sur la formation de l’opinion est-elle mesurable ? Qu’apporterait la connaissance de l’origine des financements ? Faut-il plafonner les budgets de campagnes ? L’indépendance des parlementaires peut-elle être garantie, en fonction de l’origine, déclarée ou non, de leurs soutiens financiers ?
Pour un libéral clamant à tous vents « Donnons des ailes à la liberté », difficile d’imaginer un cadre législatif et réglementaire de plus ! Mais nous nous engageons aussi, en matière législative, pour l’allègement des contrôles soupçonneux, en se concentrant sur la lutte contre les abus. Je crois donc utile de réfléchir à un système simple de plafonnement des dépenses de campagne, dans un souci d’égalité des chances, plutôt que de chercher, de manière presque obsessionnelle, à savoir qui donne combien, ou pire encore, d’empêcher les gens d’utiliser leur argent librement.
La révélation des budgets de campagne des partis aurait le mérite de révéler quelques écarts entre l’imaginaire collectif et la réalité ; je pense en particulier au parti libéral, dit souvent « parti des millionnaires », qui doit avoir un des plus faibles budgets de cette campagne fédérale! On pourrait bien, par contre, avoir quelques intéressantes surprises du côté de la gauche et des verts…

Gil Reichen, candidat libéral au Conseil national

Consommation de drogues : pour l’abstinence, contre le laxisme

Mardi 25 septembre 2007

S’accommoder du mal ne l’a jamais transformé en bien. Banaliser l’usage des drogues ne les a jamais rendues inoffensives. Il n’y a pas de drogues innocentes. Et les jeunes ont besoin de repères. Ce sont ces convictions qui m’ont conduit, avec les Conseillers nationaux libéraux, à m’opposer avec succès à la dépénalisation du cannabis lors du débat au Conseil national. Plus récemment encore, lors de la révision de la Loi sur les stupéfiants, grâce à l’appui d’une majorité de centre-droite, j’ai pu obtenir, contre l’avis de la gauche et du Conseil fédéral (sic), que la loi fixe pour objectif premier de viser à l’abstinence.

Pourquoi cela ? Certes, la consommation unique ou occasionnelle ne doit pas être inutilement stigmatisée. Cela n’est d’ailleurs pas le cas aujourd’hui ; dans la loi actuelle, il ne s’agit ni d’un crime, ni d’un délit, mais d’une simple contravention, pour laquelle le juge a d’ailleurs la faculté d’exempter le consommateur de toute peine. En revanche, dépénaliser, libéraliser la consommation est un signal tout à fait contre-productif pour notre jeunesse, qui y verra un signe de banalisation, voire d’encouragement inadmissible. Comment rendre le message de prévention crédible si simultanément on ouvre les vannes de la consommation ? Comment prendre au sérieux le danger que comporte la prise régulière de stupéfiants si dans le même mouvement on publie un message contradictoire ? Il y a là, à défaut d’hypocrisie consciente, à tout le moins tromperie à l’égard de nos jeunes. L’éthique commande de leur fournir des repères clairs sur lesquels se fonder, plutôt que de céder à ce que je qualifierai de non-assistance à personnes en danger !

D’un point de vue libéral, on peut bien sûr affirmer que la liberté est au-dessus de tout – y compris la liberté de se détruire. Mais c’est oublier la responsabilité. Et la responsabilité existe autant par rapport à soi – je dois être capable d’assumer mon rôle social et assumer mes charges- que par rapport à autrui – je ne peux pas laisser mon prochain s’autodétruire. Le respect de la personne, qui est au centre du libéralisme, exige donc que l’on se préoccupe du sort des plus vulnérables, en l’occurrence les jeunes.

Au moment où les enseignants se plaignent de plus en plus de voir des élèves apathiques ou somnolents, parce que sous l’emprise des effets du cannabis, au moment où le taux de THC contenu dans les produits cannabiques augmente considérablement – il a quintuplé, voire décuplé dans certains cas –, au moment où de récentes études scientifiques démontrent les risques de schizophrénie liés à la consommation du cannabis, ce n’est vraiment pas le rôle des pouvoirs publics que de banaliser les dangers de la consommation des stupéfiants, ce n’est pas le moment de renoncer à fixer des limites à nos jeunes, ce n’est pas le moment de démissionner.

Claude Ruey, candidat au Conseil national

Une approche gagnant-gagnant pour l’intégration des étrangers

Mercredi 19 septembre 2007

Dans cette campagne électorale où le terme « étranger » est bien souvent associé à ceux d’ «abus de prestations sociales » et de « violence », il y a lieu de revenir sur la politique d’asile de notre pays et sur la politique qui régit le séjour et l’établissement des étrangers.

Dans le domaine de l’asile, la rigueur et le respect de la loi et des droits fondamentaux sont nécessaires : il convient d’assurer l’asile pour ceux qui en ont réellement besoin sans pour autant faire preuve d’angélisme : tout renvoi n’est pas un renvoi de trop !

En ce qui concerne l’intégration, j’estime que celle-ci passe par un certain nombre de conditions : la connaissance de la langue du lieu d’accueil et un attachement à celui-ci, l’insertion économique et l’existence de relations sociales. Ces conditions pourraient faire l’objet d’un contrat d’intégration porté par la mise en place d’une véritable loi sur l’intégration… une approche gagnant-gagnant, tenant compte des besoins de notre pays et de ceux qu’il accueille.

Cédric Clerc, candidat au Conseil national.

Le transport aérien “low cost” : stop ou encore ?

Jeudi 13 septembre 2007

Pour moi, un blog est un espace de dialogue. Je ne vais donc pas y exposer mes convictions, vous les trouverez sur patrickdepreux.ch.

En revanche, je désire poser aux lecteurs de ce blog une question qui m’interpelle. La voici : que penser des compagnies low cost, qui nous permettent aujourd’hui de nous déplacer pour presque rien ? Doit-on tenir compte ou non de l’impact sur l’environnement que génère cette augmentation généralisée du transport de loisir et si oui, de quelle manière? Au contraire, doit-on considérer que ces compagnies induisent un développement de notre économie ou de notre confort, qui justifie le statu quo ?

Patrick de Preux, candidat libéral au Conseil national