Se donner les moyens de créer, et mesurer ce succès !
Vendredi 17 août 2007Les deux dernières décennies ont été propices en ce qui concerne les prodiges helvètes du monde des sports. Les Federer, Wawrinka, Alinghi, voire l’équipe nationale de football ne sont pas des éclosions accidentelles. Une volonté d’excellence a été posée, des objectifs difficiles mais clairs fixés et des moyens mis à disposition pour y parvenir.
Dans le domaine précis de la culture, l’on a récemment pu voir une forme de promotion subventionnée par l’Etat qui donne des résultats prometteurs. Je pense naturellement au renforcement de la section cinéma et notamment à la nomination d’un directeur hors-norme qui a su faire office de catalyseur. L’idée de placer d’autres délégués à l’office fédéral de la culture - pour le théâtre, pour les musiques, pour l’art pictural - mérite, selon moi, d’être étudiée. Ceux-ci seraient chargés de planifier une vision culturelle propre, de suivre les artistes et de mesurer et promouvoir les succès. Le financement fédéral de cette formule, revu à la hausse dans une phase initiale, pourrait diminuer ensuite grâce à la participation de la Confédération aux bénéfices des artistes ayant bénéficié de son soutien. Talleyrand disait que les Arts ne s’accommodent que mal de toute dictature, en considérant le subventionnement comme une forme de dirigisme. Le Prince a raison sur le fond. Toutefois, le soutien renforcé des créateurs ne permettrait-il pas de découvrir et soutenir des talents qui, en Suisse, ne manquent pas ?
Romain Miceli, candidat libéral au Conseil national

