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Les meilleures causes du monde ne justifient jamais l’atteinte portée aux libertés individuelles.

16 octobre 2007 par Philippe Vuillemin

La liberté individuelle est fondamentalement un droit du citoyen et si traditionnellement elle se termine là où commence celle d’autrui, elle ne se négocie pas.
Exercer cette liberté s’acquiert par l’apprentissage de  nos droits mais aussi de nos devoirs ; elle s’épanouit dans la prise de risque et c’est un long processus qui peut se construire aussi à travers le respect d’une opinion différente de la sienne : voilà pourquoi la liberté individuelle est un des piliers fondamentaux de la Démocratie.
Il est désolant de rappeler ces truismes, mais l’époque veut à travers ses caméras sous prétexte de sécurité, ses interdits sous prétexte de santé ou d’environnement, ses exclusions sous prétexte de religion ou de peau, ses vanités dangereuses comme la flexibilité excessive et les contrôles de qualité étouffants, sa bureaucratie tatillonne sous prétexte de solidarité, nous faire croire que rien ne vaut la dictature éclairée. Mais de qui ?
Débusquer les dérives néofascistes pour sauver la Liberté individuelle ? Ce combat commence aujourd’hui.

Philippe Vuillemin, candidat au Conseil national

Démagogie énergétique

12 octobre 2007 par Serge Beck

L’équation environnement-énergie est l’un des principaux défis des prochaines décennies. L’homme parviendra-t-il à continuer et à étendre le développement humain sans porter irrémédiablement atteinte à l’environnement qui est l’une des composantes incontournables de sa qualité de vie ?
Deux courants diamétralement opposés s’affrontent pour résoudre cette équation :
Les pragmatiques, parfois conservateurs et lents à la créativité, sont conscients que l’énergie est le facteur fondamental du développement humain et du nécessaire partage de celui-ci sur l’ensemble de la planète.
Les démagogues de la défense de l’environnement, toujours inspirés par la mythique et égoïste option de la croissance zéro, assènent des dogmes fondés sur l’angoisse et les préjugés, éloignés de la rigueur scientifique.
Le politiquement et médiatiquement correct permet parfois aux démagogues de faire passer, y compris dans certains milieux scientifiques, nous l’avons vu il y a deux décennies avec « la mort des forêts », des rumeurs ou des suppositions pour des faits scientifiquement établis. Aujourd’hui le réchauffement climatique est un phénomène scientifiquement constaté. Mais tant la part de celui-ci due à l’activité de l’homme que la prétention de ce dernier à pouvoir inverser cette tendance sont du domaine de la spéculation. En tout état de cause il convient d’appliquer le principe de précaution et réduire autant que possible la charge du développement humain sur l’environnement.
Deux principes doivent dès lors conduire notre action :
- reconnaître que l’énergie est l’une des clés principales du développement humain ;
- se garder de tout égoïsme face à la nécessaire croissance économique des pays sous développés et en voie de développement.
Ces priorités conduisent tout observateur attentif et pragmatique à constater que, par rapport au flux de consommation énergétique par habitant de notre pays qui est de l’ordre de 6000W, toute forme d’énergie confondue, le développement de pays comme la Chine et l’Inde, dont le flux moyen de consommation est 5 à 6 fois plus petit, va mobiliser d’énormes ressources d’énergie, ne serait-ce que pour atteindre une consommation optimisée de l’ordre de 3500W que nous devons également nous efforcer d’atteindre. Le marché énergétique va connaître les mêmes tensions que celui des aciers de constructions il y a 4 ans ou celui du lait actuellement.
Notre pays doit donc s’efforcer d’optimiser notre consommation d’énergie et d’assurer la plus grande autonomie possible dans ce domaine. Les économies d’énergie, prioritairement dans le domaine des combustibles, le développement des énergies renouvelables pour lesquelles le parlement vient d’introduire une taxe sur l’électricité dégageant plus de 300 millions par an, la rationalisation énergétique, doivent mobiliser l’ensemble de nos concitoyens autour d’objectifs réalistes et scientifiquement étayés.
L’Institut Paul Scherrer, qui est l’une des principales références dans notre pays en matière de recherche énergétique, estime que nous pouvons envisager une société à 3500W pour le milieu du siècle si nous poursuivons nos efforts. Pour atteindre cet objectif, de manière conjointe avec une réduction de nos émissions de gaz à effet de serre, un transfert des sources énergétiques fossiles en direction de l’électricité est indispensable. Au-delà des économies et de l’électricité issue des nouvelles sources renouvelables, qui compenseront au mieux la croissance de la demande électrique, nous devrons remplacer nos centrales nucléaires, n’en déplaise aux démagogues illusionnistes, égoïstes et angoissés de la croissance zéro.

Serge Beck, Candidat au Conseil national

Agir dans le parapublic, c’est assumer des missions publiques avec la dynamique du privé

9 octobre 2007 par Pierre Rochat

Ainsi,  l’Etat, les Communes et toutes autres collectivités publiques, ne doivent pas tout assumer et peuvent concentrer leurs actions sur les tâches prioritaires, telles la Justice, la Sécurité, l’Enseignement, l’Aide sociale, l’Aménagement du territoire, etc. C’est leur intérêt direct de créer des synergies en mobilisant les ressources privées intéressées à contribuer au bien public. Le parapublic, notamment dans le secteur de la santé, est nécessaire et doit être développé, mais à condition qu’on lui laisse un maximum d’autonomie.
Il y a quelque temps, alors que je faisais campagne sur le thème « gérer le parapublic avec la dynamique du privé ! » quelqu’un m’a fait remarquer que le terme « parapublic » est barbare, peu compréhensible et entre dans ce jargon technocratique parfois obscur du monde subventionné ! Ca m’a paru un peu court et donc justifier une analyse.
D’abord au plan de la définition, il est utile de dire ce que signifie parapublic au sens du dictionnaire. On y lit qu’est parapublic ce qui s’apparente au secteur public. Il apparaît donc clairement que, puisque c’est ce qui s’apparente au public, ce n’est pas ce qui est public. Le parapublic est donc effectivement tout ce qui n’est pas public, mais qui de par les tâches et fonctions qu’il assure est proche du public. On peut même dire, partant du principe que tout ce qui n’est pas public est privé, que ce sont toutes les tâches et missions publiques qui sont proches du secteur public mais gérées de façon privées. Des entreprises administrées selon des règles de gouvernance leur assurant un fonctionnement optimal, des contrôles adéquats et des résultats.
Partant de là, il est utile de tenter l’inventaire des activités ou entreprises qui entrent dans cette catégorie. Nous allons y trouver les hôpitaux, la plupart des EMS, des institutions pour handicapées et pour enfants, mais bien d’autres entreprises encore comme les Retraites Populaires, l’ECA, ou le futur Service des Automobiles autonomisé.
Bien sûr que, de fait, la limite est souvent relativement floue entre privé et public, et qu’il va se trouver nombre de gens, d’abord à gauche mais aussi à droite, pour considérer qu’il ne faut pas maintenir ce type de structures hybrides, qu’il faut être clair et que l’on est soit privé soit public mais pas entre les deux. Ceux qui tiennent ce raisonnement seront donc bien tentés de dire que tant qu’à faire il vaut mieux étatiser purement et simplement, sans réaliser que cela renforce encore l’énorme machine publique.
Personnellement, je pense exactement le contraire. Il ne faut garder dans le cadre public que tout ce qui l’est clairement et qui ressort des tâches prioritaires de l’Etat. Tout le reste doit être laissé au génie propre du domaine privé, quitte à mettre en place, évidemment, les systèmes de contrôle idoines qui garantissent le bon usage des subventions. Cette vision, qui implique que l’on « décantonalise » en rendant autonome, est intelligente, efficace et performante. Elle permet la mise en place de cloisonnement entre les structures, elle rend la prise de décision plus rapide et circonstanciée, elle favorise une gestion des conditions salariales  sectorielle spécifique (CCT) et renforce l’approche stratégique et prospective de toutes ces entités.
Je défends donc mordicus qu’il y a de la place entre le privé et le public pour le parapublic, et qu’il y a lieu maintenant de  bien le définir. Cette définition, je la vois fondée sur les axes de l’autonomie et de la liberté de gestion, des responsabilités claires selon les principes usuels de bonne gouvernance, de la juste rémunération du travail accompli, de la recherche d’un équilibre financier pérenne et, enfin, d’une saine recherche de profit, non personnel, réinvestit dans l’accomplissement du but fixé.
Ces valeurs, très libérales au demeurant, révèlent même que ces structures privées d’intérêt public, parties intégrantes du réseau parapublic, représentent le summum d’une gestion libérale !
Vaste débat, vous en conviendrez ; merci donc de donner votre avis.

 Pierre Rochat, Candidat libéral au Conseil national, Montreux

 

Pour un tarif unique dans les crèches

4 octobre 2007 par Andréa Arn

Les tarifs de la ville de Lausanne et de nombreuses garderies privées subventionnées se basent sur un “revenu déterminant” qui comprend les salaires et les autres revenus des parents.
Ces tarifs augmentent en fonction du “revenu déterminant”, si bien que les parents à hauts revenus payent davantage pour la garde de leurs enfants. Comme l’impôt est progressif en Suisse, ces mêmes parents ont déjà contribué dans une large mesure au financement de ces structures d’accueil par le paiement de leurs impôts.
Ils passent donc deux fois à la caisse: une première fois, lorsqu’ils financent la structure d’accueil par le biais de leurs impôts ; une seconde fois, lorsque ayant recours à la structure - qu’ils ont financée en majeure partie – ils doivent s’acquitter d’un tarif plus élevé.
C’est évidemment injuste. Qui aurait l’idée de demander une copie de la feuille d’impôts pour fixer le prix d’un litre d’eau, d’un passeport ou d’une vignette autoroutière?

Andrea Arn, candidate libérale au Conseil national